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Dans le monde en perpétuelle ébullition des tendances culinaires virales, où les réseaux sociaux peuvent propulser un dessert de niche au rang de star mondiale du jour au lendemain, une nouvelle confiserie est devenue la dernière obsession d'Internet : le chocolat de Dubaï. Cette épaisse tablette de chocolat au lait, fourrée d'une crème verte éclatante à la pistache et au knafeh, est devenue un objet de désir et de controverse, entraînant une flambée des prix, des opérations de revente illégales et même des cas de contrebande.
L'original Barre de chocolat de Dubaï est la création de Fix Dessert Chocolatier, une marque de confiseries fondée en 2021 par un entrepreneur anglo-égyptien Sarah Hamouda. Surnommé «Impossible d'en avoir Knafeh,” Ce bar combine des saveurs du Moyen-Orient, croustillantes et savoureuses. » kataifi Pâtisserie, tahini aux noix et pâte de pistache sucrée, le tout enrobé d'une épaisse coque de chocolat au lait.
Une frénésie alimentée par les médias sociaux
Le phénomène du chocolat de Dubaï a débuté en décembre 2023, lorsqu'une vidéo TikTok de l'utilisatrice mariavehera257 a mis en avant cette gourmandise. La vidéo, qui présentait le croquant unique et le cœur fondant du chocolat, a rapidement cumulé des millions de vues. En quelques jours, la demande a explosé, saturant la plateforme de livraison de Fix Dessert Chocolatier et entraînant un carnet de commandes de plus de 30 000 unités. Dès 2024, le chocolat de Dubaï était devenu un produit de luxe incontournable, atteignant des prix de revente exorbitants sur des plateformes comme eBay, où une seule tablette se vendait à plus de 14 000 £, soit près de trois fois son prix initial.
Mais pour beaucoup, se procurer une authentique barre Fix s'est avéré difficile. Les chocolats sont vendus exclusivement à Dubaï via un système de commande à durée limitée sur Deliveroo. Cette exclusivité n'a fait qu'alimenter l'engouement, certains voyageurs internationaux se rendant à Dubaï pour goûter le chocolat dans sa forme originale.
Quel goût ça a ?
À première vue, le chocolat de Dubaï ressemble à une confiserie européenne haut de gamme : une coque brillante en chocolat au lait, peinte à la main de délicates touches de jaune et de vert. Mais à l'intérieur, c'est le fourrage qui fait toute la magie.
En croquant dedans, on découvre une explosion de textures : le croquant du knafeh contraste avec l'onctuosité de la crème de pistache, tandis que le tahini apporte une profonde saveur de noisette. L'ensemble est riche et harmonieux, un hommage aux desserts traditionnels du Moyen-Orient comme le knafeh, revisité avec une touche de modernité et de gourmandise.
« Ça a le goût de l'argent », a plaisanté Al Roker dans l'émission TODAY après avoir goûté la barre en direct. La co-animatrice Sheinelle Jones a simplement déclaré : « Délicieux ».
Où acheter du chocolat à Dubaï ?
Le côté obscur d'une tendance virale
Comme toute sensation virale, le chocolat de Dubaï a engendré une économie souterraine. Des rapports ont fait état de systèmes d'achat et de revente en gros, où des particuliers achetaient des barres en masse et les revendaient à des prix exorbitants. Dans certains cas, les acheteurs ont été induits en erreur et ont acheté des versions contrefaites, dépourvues du croquant et de l'équilibre des saveurs caractéristiques.
Mais la frénésie a dépassé le simple cadre des prix abusifs. Dans le cadre d'une répression contre le commerce illicite, les douaniers autrichiens ont saisi un total de 2 540 tablettes de chocolat de Dubaï lors de deux inspections distinctes d'un bus turc à la frontière entre la Hongrie et l'Autriche. La première saisie, en octobre, a permis de découvrir 1 500 tablettes dissimulées dans le compartiment à bagages lors d'une opération ciblée. Une seconde inspection, mi-novembre, a révélé 1 040 tablettes supplémentaires dissimulées dans 16 boîtes. Le chocolat, pesant 200 grammes par tablette et d'une valeur d'environ 52 000 €, a été confisqué pour non-respect des réglementations douanières. Le ministre autrichien des Finances, Gunter Mayr, a salué l'opération, soulignant l'importance de protéger les entreprises respectueuses de la loi et de garantir le respect des obligations fiscales.
Quel est l'avenir du chocolat à Dubaï ?
Pour l'instant, Fix Dessert Chocolatier reste déterminé à maintenir la intégrité de son produit original. Malgré la demande internationale, l'entreprise n'a pas encore étendu sa distribution au-delà de Dubaï, avertissant ses clients de se méfier des revendeurs non autorisés.
Cela n'a pas empêché l'apparition de copies dans le monde entier. Aux États-Unis et en Europe, des chocolatiers ont tenté de reproduire cette gourmandise devenue virale, certains allant même jusqu'à la commercialiser sous le même nom. Si ces alternatives peuvent imiter l'apparence, Sarah Hamouda affirme que rien ne vaut l'original.